Les pratiques de Bloomberg pour priver les fumeurs d accéder aux cigarettes électroniques dans les pays en développement

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Depuis les retombées des effets de la pandémie de COVID-19, l’amélioration de la santé mondiale fait l’objet d’un regain d’attention.

Une étude produite par les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a révélé que près des trois quarts des patients hospitalisés pour le COVID étaient obèses ou en surpoids. Parallèlement, dans l’Union européenne, les ministères de la santé ont consacré plus de ressources au maintien de la santé de leurs populations, en recourant à des programmes d’éducation et d’incitation pour encourager les enfants et les jeunes à faire de l’exercice, à manger des aliments sains, etc.

Plusieurs de ces initiatives ont été financées et encouragées par Bloomberg Philanthropies, le principal instrument caritatif du milliardaire américain Michael Bloomberg, directeur de médias. Cette organisation caritative se concentre sur le changement climatique, la santé publique, l’éducation et les arts.

En octobre 2020, l’Organisation caritative de Bloomberg s’est associée au gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale pour une initiative sur la pollution de l’air et le développement durable. Si la plupart des efforts déployés par l’Organisation pour améliorer la santé publique partent d’une bonne intention, il arrive que certains groupes qu’elle finance poursuivent des politiques qui seraient préjudiciables à la santé, notamment en ce qui concerne la lutte contre le tabagisme.

Bien que l’engagement ait été pris de réduire le tabagisme dans les pays à faibles et moyens revenus, une part importante des efforts de certains groupes affiliés à l’Organisation philanthropique a été consacrée à restreindre les nouveaux produits de vapotage, ne contenant pas de tabac et dont il a été prouvé qu’ils contribuent à inciter les fumeurs à arrêter.

Dans le monde entier, à mesure que l’utilisation des dispositifs de vapotage s’est répandue, le nombre de fumeurs quotidiens a continué à diminuer, atteignant des chiffres bas pour les adolescents dans de nombreuses économies développées. Il s’agit d’une réussite extraordinaire. En concurrence directe avec la puissante industrie du tabac, des sociétés indépendantes ont créé des dispositifs alternatifs bon marché, moins nocifs et offrant une réelle possibilité d’arrêter de fumer. La grande majorité des fumeurs utilisent des dispositifs à réservoir ouvert et des liquides qui ne contiennent pas de tabac.

Malgré l’émergence d’une méthode technologique et moins nocive pour délivrer de la nicotine par le biais des vaporisateurs, tous les efforts ont été orientés pour interdire le vapotage, en utilisant une série de projets de loi, des cadeaux aux départements de santé et un financement étranger douteux des campagnes politiques nationales.

Aux Philippines, une enquête fédérale a révélé que les autorités sanitaires ont reçu des centaines de milliers de dollars d’une Organisation caritative affiliée à Bloomberg avant de présenter un projet de loi visant à interdire les dispositifs de vapotage. Des représentants du Congrès se sont plaints du fait que la loi a été présentée sans débat et qu’elle n’a été adoptée qu’après que la Food & Drug Administration du pays ait reçu l’importante subvention.

Au Mexique, il a été révélé qu’un avocat salarié de la Campaign for Tobacco-Free Kids, l’un des plus grands groupes mondiaux de lutte contre le tabagisme financé par Bloomberg Philanthropies, a rédigé la loi visant à restreindre sévèrement les importations et les ventes de dispositifs de vapotage. Carmen Medel, présidente de la commission de la santé de la Chambre des députés mexicaine, aurait passé un contrat avec l’organisation caritative pour qu’elle la « conseille » sur la loi, mais aurait soumis un projet de loi où figurait toujours le nom de l’avocat de l’ONG qui avait rédigé la loi.

À cela s’ajoutent les enquêtes en cours sur l’influence d’ONG étrangères sur des politiques similaires en Inde, où le Premier ministre Narendra Modi a rompu ses liens avec l’Organisation caritative après que ses services de renseignements intérieurs ont fait part de leurs préoccupations.

Dans les pays où le vapotage est approuvé et recommandé par les autorités sanitaires, comme au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande, on observe une réelle réduction du nombre de fumeurs.

Malheureusement, bien que les dons caritatifs du philanthrope aient été importants et bien intentionnés, les groupes qui reçoivent cet argent pour la lutte antitabac ont commis l’erreur d’assimiler la cigarette au vapotage.