Lait pour bébé… Danone et Nestlé du lait en poudre avec des huiles minérales toxiques

222

L’organisation non gouvernementale Foodwatch a lancé une alerte sur la présence d’huiles minérales toxiques et de dérivés d’hydrocarbures dans de nombreuses marques de lait infantile en France et en Europe, plaçant Danone et Nestlé au centre du débat. Un rapport des médias français sur le lait en poudre pour nourrissons a révélé que plusieurs espèces, notamment celles de Danone et de Nestlé, contiennent des huiles minérales, des dérivés du pétrole couramment utilisés comme lubrifiants. Des antibiotiques pour enfants, des substances qui, selon la FAO, existent en quantité «inacceptable» chez certaines espèces.

Nous avons fait tester des laits en poudre pour bébés de grandes marques achetés en France, en Allemagne et en Hollande et les résultats sont sans équivoque. La moitié de ces produits sont contaminés par des hydrocarbures aromatiques d’huile minérale, aussi appelés MOAH. Ces substances toxiques sont suspectées d’être cancérogènes, mutagènes et de perturber le système endocrinien. Nous lançons donc une pétition et exigeons le rappel immédiat des produits concernés par cette contamination ainsi que des garanties pour la santé des bébés. « D’après FOODWATCH ».

En France, les deux produits concernés sont :
•    Nidal Lait en poudre 1er âge, De 0 à 6 mois (Nestlé)
•    Gallia Galliagest Croissance sans lactose, De 12 mois à 3 ans (Danone)

Nestlé et Danone doivent retirer leurs produits des rayons

L’urgence porte sur le rappel des produits commercialisés par Danone et Nestlé concernés par cette contamination, et ce, le plus rapidement possible. Les deux entreprises doivent aussi s’engager à ne commercialiser que des produits sans aucune présence de MOAH détectable. Pour cela aidez-nous à les interpeller : signez la pétition « Des huiles minérales toxiques dans des laits pour bébé, c’est non ! ».

Les MOAH sont des huiles minérales dérivées du pétrole, que l’on trouve par exemple dans des encres d’impression ou encore dans les lubrifiants de certaines machines. Les plus dangereuses, les hydrocarbures d’huiles minérales aromatiques (MOAH), sont soupçonnées d’être cancérogènes, perturbateurs endocriniens et mutagènes (c’est-à-dire d’altérer le patrimoine génétique).

Des inquiétudes confirmées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) dans son avis de 2017 qui estimait « nécessaire de réduire la contamination des denrées alimentaires par ces composés en priorité ». Avant cela, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) tenait le même discours : toute exposition aux hydrocarbures aromatiques par l’alimentation présente un risque pour la santé.

Mounir GAMANI