Législatives au Mali : Un appel aux urnes face aux risques du coronavirus

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Avec un taux de participation très faible, le mali a vécu le premier tour des élections législatives.

Il faut noter que le chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, avait été enlevé le mercredi 26 mars par des personnes non identifiées, alors qu’il battait campagne dans le nord du pays dans le cadre de ces mêmes élections législatives.

Si les bureaux de vote de la capitale semblaient avoir tous ouverts selon les observateurs électoraux, des cartes d’électeurs et du matériel électoral essentiel manquaient à l’appel à Bamako, selon la Cocem, la Coalition pour l’observation Citoyenne des élections au Mali.

Tous les centres de vote n’étaient pas équipés de station de lavage de main. Malgré les recommandations des autorités sanitaires, les gestes barrière, comme la distance d’un mètre entre chaque électeur, n’étaient pas respectés.

Une vingtaine de cas à Bamako.

Une vingtaine de cas de coronavirus ont été recensés principalement à Bamako, foyer de l’épidémie au Mali. Une personne est déjà décédée des suites de la maladie, avant d’avoir été diagnostiquée et prise en charge par les structures de santé.

Cette pandémie semble en tout cas avoir effrayé les électeurs maliens. Pour l’heure, les chiffres de la participation ne sont pas encore disponibles, mais ils étaient nombreux à assumer leur abstention.

Djibril GAYE
Correspondant Afrique de L’Ouest

Source RFI