Les entrepreneurs: The Beginning

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(1ère PARTIE)

Ces derniers temps, j’ai côtoyé beaucoup de porteurs de projets et d’entrepreneurs. Voilà pour faire court mes conclusions et conseils  :

1-    Les nouveaux entrepreneurs se concentrent plus sur le PROFIT qu’ils veulent dégager de l’activité que sur leur vision du projet. La vision est le point de départ de tout projet de création d’entreprise. Tout porteur de projet ou entrepreneur a certainement une vision de son entreprise ; elle est parfois claire, plus ou moins claire, vague a très abstraite. Le plus souvent, elle change au gré de l’actualité, des humeurs, et des intervenants. Vous poserez cette même question au même porteur de projet le matin, le soir vous aurez une réponse un petit chwiya différente.

En matière de vision, vous devez rêver votre projet et non pas le limiter aux contraintes du moment présent. Surtout, ne pas le lier à l’argent. Ma définition de la vision c’est : « Comment vous imaginez votre entreprise aussi loin que vous portera votre imagination ». Elle est le FEU SACRE qui animera toutes vos actions ainsi que tous ceux qui contribueront au développement du projet. Alors, répondez à cette question : où vous vous voyez dans 10 ans ?

Une entreprise a-t-elle besoin d’un énoncé de sa VISION pour fonctionner ? Évidemment pas, mais plus vous aurez une idée claire de l’avenir, plus vous ferez de profit. C’est prouvé ! Vous ne pouvez pas faire votre chemin éternellement dans le noir, vous vous arrêterez un jour faute de motivation. Votre projection doit être tellement forte que la réaliser et la maintenir demandera de vous un effort constant.

Pour mémoire, la vision de Walt Disney était de : « rendre les gens heureux », celle de NIKE : « Apporter l’inspiration et l’innovation à chaque athlète dans le monde », et celle de AMAZON : « devenir le everything store, celui vend tout ».

Mon conseil : investissez du temps pour clarifier votre vision.

2-    Les nouveaux entrepreneurs associés se font trop confiance dans leurs premiers pas réciproques. Or la confiance est une valeur qui ne doit pas exister dans un projet d’entreprise. Le contrat de société est ce qui vous lie, ce qui vous est supérieur et qui conditionne votre consentement mutuel sur tel ou tel aspect de gestion de l’activité que vous exercez. Apprenez, par exemple, à gérer deux fonds de caisse au lieu d’une seule, à faire un arrêté de situation périodique, à signer communément vos documents (les moyens de paiement), à avoir des comptes selon les types de flux : si paiement comptant, versez l’argent sur un premier compte, et si c’est un autre moyen de paiement, adossez les remises sur un deuxième compte, et ce pour faciliter le suivi et les rapprochements comptable.

Se faire confiance est tout autant une aubaine (dans un monde parfait) qu’une malédiction. Apprenez alors à vivre avec ce fardeau de Sisyphe. Dans la mythologie grecque, Sisyphe reçut comme châtiment dans les enfers une pierre (qui finit toujours par tomber) qu’il poussait au sommet d’une montagne.

Il existe aussi d’autres formes de confiance qui s’avéreront préjudiciable, s’ils ne sont pas bien dosées. Je nomme donc dame excès de confiance en soi et monsieur optimisme.

L’excès de confiance et l’optimisme sont deux propulseurs qui peuvent saboter tout votre élan si vous foncez tête baissée. Afin de délier les ambivalences, il est important de définir chaque notion dans son contexte le plus conforme à la situation d’entreprise.

*L’excès de confiance : Quand vous êtes sûrs à 100% que le prochain pas que vous ferez va vous amener plus de chiffre ou vous rendre plus performant,- sans que vous ayez des données objectives pour conforter votre décision,- vous êtes en plein dans la surconfiance. Cela va de votre décision de changer de fournisseur à celle de vous diversifier ou d’investir dans une nouvelle niche. Le paramètre de surconfiance s’accentue avec l’expérience et les croyances initiales. Ils tendront à se renforcer si avec des données insuffisantes, vous arrivez à réaliser votre objectif (quoique l’aléa et la chance aient leur mot à dire).

L’optimisme : des études montrent que la taille d’une entreprise augmente avec l’optimisme de l’entrepreneur. (Fraser & Greene). J’ai moi-même vu des professionnels réaliser moins de contrats à cause de la baisse de foi en l’avenir. L’optimisme engage l’entrepreneur à agir et à vaincre l’adversité. Il l’amène à surestimer aussi les forces de son entreprise. Contrairement à, l’excès de confiance qui l’engagerait à court-circuiter ces données objectivables et à prendre des décisions.

A mon avis, l’un et l’autre doivent être rapprochés le plus possible à la réalité. L’optimisme est toutefois un meilleur chemin de vie que l’excès de confiance qui est de trop dans la personnalité d’un entrepreneur.

*Mon conseil : faîtes confiances à vos partenaires ainsi qu’à vous-même sans excès et mettez un soupçon d’optimisme pour saupoudre le tout.

(A SUIVRE)

rédigé par: Fayçal MOURCHAD