Les varices.. causes, risques et Traitements médicamenteux

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Les varices les plus fréquentes surviennent au niveau des jambes. Mais il existe aussi les varices pelviennes ou vulvaires.

Les varices peuvent apparaître partout dans le corps humain où il y a des veines.

Néanmoins, 95% des varices surviennent au niveau des membres inférieurs. Elles correspondent à la dilatation anormale de veines situées à la superficie des membres inférieurs. Elles sont fréquemment rencontrées dans la maladie appelée insuffisance veineuse chronique.

Dans les jambes, il existe deux systèmes veineux : le système veineux profond chargé de drainer 90% du sang vers le cœur, et le système veineux superficiel responsable du drainage des 10% restants. Le sang circule ainsi des petites veines situées au niveau des pieds, vers les veines plus grandes en remontant en direction du cœur.

Dans le fonctionnement normal, cela est rendu possible par trois mécanismes : la pression générée par la contraction du cœur, la contraction des muscles, notamment lors de la marche qui permet une impulsion supplémentaire en ce sens, et la présence des valvules, situées sur le trajet des veines superficielles, qui empêchent le sang de redescendre. Mais il arrive que les valvules des veines superficielles ne fassent pas correctement leur travail, ou qu’un obstacle empêche leur bon fonctionnement. Résultat : le sang stagne et s’accumule dans la veine. Elle se dilate alors et devient tortueuse, c’est ce qu’on appelle les varices.

Les varices pelviennes se développent dans le petit bassin au niveau du pelvis (contenant chez la femme : la vessie, le vagin, l’utérus, les ovaires) et sont le plus souvent en rapport avec une hyperpression dans les veines odes ovaires et de l’utérus. Certaines varices pelviennes sont asymptomatiques et sans conséquences alors que d’autres sont responsables de signes cliniques (congestion pelvienne avec douleurs pelviennes, règles douloureuses, douleurs après les rapports sexuelles ; des varices sur les membres inférieurs ; des névralgies), particulièrement chez la femme de moins de 40 ans, après une deuxième grossesse. L’échographie et l’IRM confirment le diagnostic. Parmi les traitements, l’embolisation et lasclérothérapie.

Lorsque ce sont les veines de la vulve qui sont dilatées, on parle alors de varice vulvaire. Très sensibles aux fluctuations hormonales, elles surviennent surtout chez certaines femmes au cours d’une grossesse. Dans la majorité des cas, ces varices disparaissent toutes seuls après l’accouchement. A noter que ces varices sont bien souvent asymptomatiques, mais dans quelques cas, elles s’accompagnent de lourdeur, de gonflement ou de démangeaisons. Le mieux est d’en parler à son gynécologue ou sa sage-femme.

Les varices des membres inférieurs sont l’un des symptômes de l’insuffisance veineuse, elles peuvent être accompagnées de :

  • douleurs au niveau jambes, et en particulier sur le trajet d’une veine, constatée lors d’immobilisation prolongée. Elle s’aggrave lorsque la température est élevée, et est plus importante en fin de journée.
  • lourdeurs au niveau des mollets, parfois de toutes les jambes, associées à des sensations de brûlures, de fourmillements ou de démangeaisons. Des crampes peuvent aussi réveiller la nuit.
  • d’un œdème de la cheville et/ou du pied.
  • Un facteur héréditaire est retrouvé dans plus de 50% des cas. Par ailleurs, les varices sont plus fréquentes à partir de 40 ans, en raison de la diminution du tonus musculaire mais aussi une baisse des hormones féminines. De ce fait, elles sont plus fréquentes chez les femmes : plus de 3 personnes sur 4 atteintes d’une maladie variqueuse sont des femmes. En outre, certains facteurs augmentent le risque de développer des varices des membres inférieurs. On peut notamment citer la grossesse car durant cette période, les hormones et le poids du bébé diminuent la tonicité des parois veineuses. Les varices disparaissent spontanément dans la majorité des cas quelques mois après la naissance du bébé. De même, le surpoids et l’obésité favorisent l’apparition des varices. L’utilisation d’une contraception hormonale est aussi un facteur de risque de varices.
  • Il est également établi que la position debout prolongée accompagnée de piétinements permanents (serveuse, coiffeuse, infirmières, vendeuse…), mais aussi la sédentarité (position assise ou allongée durant de longues périodes) augmentent le risque de varice. « C’est pour cela que l’on conseille de se lever et marcher au moins toutes les deux heures pour activer le retour veineux« , souligne le Dr Florent Sancini, médecin généraliste à Aix-en-Provence.
  • Le manque d’activité physique est aussi un facteur favorisant les varices. Toutefois tous les sports ne sont pas à pratiquer : le volley-ball, le hand-ball et le basket-ball (en raison des sauts), l’haltérophilie et la musculation (en raison du port de charges lourdes) et le tennis sont à déconseiller pour les femmes prédisposées aux varices.
  • La chaleur est également un facteur de risque important des varices. C’est pour cette raison qu’il est conseillé aux femmes souffrant de troubles de la circulation d’éviter les bains très chauds, le hammam et le sauna, la cire chaude ou encore un chauffage au sol. On leur conseillera également d’éviter de consommer de l’alcool car ce breuvage provoque une dilatation des veines. Et côté vestimentaire, il est préférable d’éviter les vêtements trop serrés qui exercent une contrainte sur le système veineux.

Traitements médicamenteux

« Facile dans son principe, la sclérothérapie n’en est pas moins un geste difficile, qui nécessite une formation spécifique et une pratique régulière » pouvait-on lire dans les recommandations de bonne pratique de l’Agence Nationale d’Accréditation en Santé (ANAES) en 1996*.

Avant toute sclérose des varices, l’angiologue devra faire un bilan veineux complet. Un écho-doppler, facilitant l’identification des veines continentes (qui permettent un retour veineux de sens physiologique du bas vers le haut) ou incontinentes permet de dresser une véritable cartographie des veines. Sur la base de cet examen et des souhaits du patients, le médecin proposera une sclérothérapie, une chirurgie ou un autre technique comme le laser endoveineux.

Opération

Les traitements chirurgicaux ont, quant à eux, une visée esthétique. Par exemple, la sclérothérapie va consister en l’injection d’un produit dans la varice pour la scléroser. Ce geste permet d’aboutir à l’obstruction de la varice, son dessèchement et sa disparition.

Source: Doctissimo